En attendant Ulysse...le blog de Pénélope...

29 septembre 2005

PAR ICI LES NOUVEAUTES !!!

Bonjour mes amies !!!!

                             Après un silence de quelques mois, durant lequel je n'ai cessé de vagabonder sur vos blogs, je reviens à vous, armée d'un nouveau bouquin (lequel reste à écrire au fil des jours)... La raison de cette naissance ? Simplement j'ai pensé aux navigateurs bloggeux, à la recherche de condisciples partageant leur hobby... Mes précédentes divagations étaient peut-être trop éclectiques pour les spécialistes par l'odeur feutrée de la laine attirés...

                              Donc la suite d'En Attendant Ulysse, la voici, toujours écrite par votre humble serviteur, mais au contenu délibérément varié...

                              C'est bercée par le fol espoir de toujours lire vos délicieux commentaires que je me jette avec ardeur sur ma plume d'oie et mon encre violette, clavier de mon enfance, afin de vous livrer le quotidien d'une solitaire bien entourée....

                               En vous remerciant de votre accueil, j'attends vos réactions car, intact m'est resté,

                               TOUT LE PLAISIR DE VOUS LIRE....

          JE VOUS INVITE DONC CORDIALEMENT A VENIR ME REJOINDRE DESORMAIS

                        ICI ................. http://penelopelameute.canalblog.com

                  

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27 mai 2005

BON, D'ACCORD !....

Ciao a tutte, belle donne !

Bon, d'accord, je vous montre, mais c'est pas drôle, parce que tout reste encore à décorer, à arranger, etc... Enfin voilà !dscn0746 là, voyez, vous êtes bien avancées ! rien de transcendant ! une autre ? bon ...dscn0747et puis aussi : dscn0748 ou encore...dscn0749là, faut deviner, c'est une des deux portes commises... Je me demande d'ailleurs si je n'aurais pas dû faire courir la frise AUSSI sur les portes....dscn0720 çà, c'est pour vous rafraîchir la mémoire, façon "avant-après"...

Enfin dans un autre genre, mes récréations durant cette période de travaux : dscn0751 petit banc de bois blanc, agrémentée par votre serviteur de poules, renards, oeufs et champignons... (je sais,on a parfois des idées stupides...)dscn0758 idem sous un autre angle...dscn0757boite à perles (?!?) on arrête pas le progrès (il m'est arrivé, effectivement de broder des perles !)dscn0756encore une fois, je vous remercie de tenir le coup, certaines auraient disjoncté depuis longtemps.... Enfin pour ces héroiques, un plateau commis ce matin même tout frais tout chaud, je vous l'emballe m'dame ?dscn0759dscn0761

Pour couronner le tout, le fiston a sa maman a decidé de m'embarquer à l'opéra ce soir... en général, j'adore... Là, je me méfie un peu : "Les Puritains" de Bellini , çà risque d'être chaud... Vous connaissez ? ça m'inquiète... Bon enfin on verra bien... Je vous raconterai... Tout ça pour vous dire qu'il me faut aller me préparer , pas plus de divagations pour aujourd'hui... Heureusement, en rentrant ce soir, même si mes oreilles ont souffert, me restera ...

LE PLAISIR DE VOUS LIRE !

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26 mai 2005

C'EST EN FORGEANT QU'ON DEVIENT....

Buongiorno belle ragazze !

Bon, d'accord, Pénélope-la-Feignasse vous avait promis des photos qui tardent à venir, mais n'oubliez pas, c'est l'attente le meilleur moment... D'ailleurs, plus vous languissez, plus vous en aurez...

Bilan de ces derniers jours : entre quelques croix de sampler, quelques rangs de tricot, quelques serviettes collées (ça m'amuse beaucoup, mais avouez que c'est vraiment du n'importe quoi... Vous verrez ça aussi !)je continue, cahin, caha, à porter la dernière touche à la cuisine d'autrefois... Figurez-vous que ces andouilles de Castotenfaitrop suggéraient, fort élégamment, histoire de refiler leur camelote, de peindre portes, plinthes et radiateurs dans un coloris assorti au mur, vendu en kit bien sûr (40€ tout de même), ceci afin de parfaire l'oeuvre en lui donnant une patine digne d'un manoir du XVIeme... Voyons dans le détail le processus d'un massacre annoncé...

1° Ouvrir la boite "Patine d'Autrefois", considérer dubitative un gros flacon de liquide blanc, accompagné d'un autre coloré "Terre de Vignes", comme les murs sus-cités.

2° Lire le mode d'emploi : blanchir tout ce qu'on veut avec la béchamel livrée, laissez sêcher, puis appliquer le voile caramélisé. Bien, j'obtempère, sans trop me poser de questions, ce sont eux les hommes de l'art...

3° Le lendemain : Blanc sec, c'est là qu'on rigole : prendre un pinceau large (fourni, merci dans le kit), et tirer hardiment la peinture du haut en bas de la porte pour obtenir un effet de transparence imitant les veines du bois (?)... Bon, Ulysse s'est mis en tête d'arroser l'herbe du jardin qu'il nomme pompeusement "pelouse"... Pinceau en main, d'un pas assuré, je lui demande avec diplomatie de me démonter les poignées de porte pendant que je m'applique à tromper mon oeil sur les embrasures censées se lambrisser.... Le pauvre ne répond pas, absorbé à régler ses arrosages (!)j'hallucine : son gazon digne du Parc des Princes ou de quelque green 18 trous australien est constitué de verdure hétéroclite, dressée certes à s'étoffer à force d'être tondue, mais parcourue de pissenlits (qui ne mouftent pas il faut bien le dire, à peine la fleur éclose,pfuit, la tondeuse se charge de la semer aux quatre vents)... Les pâquerettes jouent les perce-neige, frileusement regroupées, l'union fait la force qu'y disaient, et... pfuit, ça fait désordre, plus de pâquerettes... Bon, enfin, tout ça pour vous dire qu'Au Bonheur des Vaches fait celui d'Ulysse et le rend sourd.

Rageusement j'attaque mes portes, me promettant de ne pas réitérer ma supplique poignante d'un coup de main pour être sans poignées. En attendant mon poignet a pris le pli, et magistral, laisse derrière son pinceau des sillons dignes d'un chêne séculaire... Mais la rage désinvolte habite Pénélope, qui l'eût cru ?, et sans sourciller, les poignées métalliques se retrouvent veinées passant ainsi du minéral au végétal, sans l'ombre d'un remords... Résultat final ? Cocasse... Inutile de vous dire que de patine, seul le mot est à retenir... A moins que l'on puisse s'aventurer en parlant de Patine du Futur... Pourquoi pas ? Fiston a trouvé que cela faisait "sale", donc c'est peut-être la patine qu'auront les portes dans quelques décennies, si elles ne sont jamais lessivées... Merci Castorique pour nous prendre, stupide clientèle, pour des demeurés incapables de reconnaître une patine de charme d'une crasse patinée...

Passons sur cet épisode, au vu des photos, vous vous rendrez mieux compte, on s'éloigne de plus en plus du look "Belles Demeures", "Maisons de France"... A mon niveau, cela tient plus maintenant de "Châteaux en Espagne"... ça n'est plus une réalité, c'est une fiction de rénovation...

Aujourd'hui, comme dirait Scarlett en ramassant une poignée de terre de Tara, son domaine, "un nouveau soleil se lève sur un nouveau monde..."

But avoué : améliorer ces magnifiques murs ensoleillés d'une frise à hauteur d'oeil (ruse : pendant qu'on regarde les feuilles d'olivier, on ne s'extasie pas sur la jonction murs-plafonds pas nets, normal, c'est de l'enduit ma bonne dame, donc irrégulier...). La dite frise sera réalisée en cire (aucune peinture n'ayant la courtoisie de prendre sur de la cire), avec pochoir, ton plus soutenu, à savoir "Terre de Provence" (ils auraient pu appeler ça "Argile mouillée", mais ç'était moins poétique, et surtout, ça colle aux pieds... j'aurais du me méfier...)

Donc, dans le soleil levant, enthousiaste, je déballe mon pochoir oléagineux, le cirage adéquat, et en voiture Simone... Petit essai dans un coin... Je m'extasie toute seule (eh oui, ya des jours comme ça ! ouah ! classe !)... Essai concluant, je décide de piloter l'entreprise en m'offrant le périmètre de la cuisine... Aie... leur truc est censé s'agripper tout seul au mur façon sangsue... Cent fois à terre, tu ramasseras ton ouvrage... Eurêka... Du scotch...repositionnable... Belle invention... Le truc mesure quand même 1,10m et, à moins d'avoir des velléités d'artiste avinée, devrait se placer à l'horizontale... Bien... Je sens que ça vient...La technique (pas les nerfs, mes géniteurs ayant omis de m'en fournir à la naissance, je ne m'énerve JAMAIS)... J'attrape mon joli petit pinceau cylindrique et barbouille amoureusement les petits trous du pochoir... Sans être poinçonneur des lilas, j'avoue trouver l'expérience trés ludique... Surtout au décollement du support, lorsque la fresque digne d'un Piero della Francesca apparâit, je me prendrais presque à imaginer être l'archéologue de ces lieux et ne faire que mettre à jour des trésors enfouis ad seculam ... L'oeuvre se poursuit, ingénuement je redécouvre les mêmes feuillages symboles de paix sans qu'ils ne soient jamais ni tout à fait les mêmes, ni tout à fait d'autres... Poètiquement vôtre, je suis dans l'obligation de vous arracher à votre rêverie devant la dure réalité du bricolage : que cette mésaventure serve à celles qui voudraient tenter l'expérience...

A force de ballader ma fresque plastifiée, de la cire s'est sournoisement glissée sous les jours évidés, barbouillant le verso... au décollage, le final fut grotesque... En fait d'olives, certaines prirent la forme de bananes, plusieurs olives ? un régime... évidemment ça fait désordre... La cohérence en prend un coup, un peu de Provence, un peu de Toscane, beaucoup de Martinique... Donc, il suffit, entre chaque adhésion d'essuyer le revers baveux... c'est en forgeant qu'on devient forgeron....

Allez, ne vous desespérez pas, il faut vraiment regarder cette frise avec les yeux de Champollion regardant sa pierre de Rosette pour voir Salade de Fruits, joli, joli, et même avec un peu d'imagination des déjections canines, de celles qui ornent les trottoirs parisiens lorsque les pauvres quadrupèdes ont ingéré du Frolic (crottes rouges terre cuite pour celles qui n'ont que des kangourous ou des poissons tropicaux)...

Laconique, le verdict de fiston fût plus positif : "pourquoi t'as pas fait la même en haut ? " preuve que ça lui plait... Ulysse ? bah ! lui, quoi que je fasse, il s'en fout.. Donc demain peut-être retenterai-je l'expérience, en prenant de la hauteur.

          Avant que mon escabot ne me joue un tour pendable (son côté Pisan n'a échappé à personne), je continuerai à agrémenter (?) l'ordinaire d'une maison qui se voudrait villa toscane ou vénitienne... Quoique... je rêve parfois de ce plâtre qui ne me laissera, d'autre alternative que...

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23 mai 2005

COMME QUOI, TOUT A UNE FIN....

Bonsoir mes jolies... Merci encore de vos encouragements, conseils judicieux, marques d'empathie, apitoiements et sarcasmes (pour Ulysse) en tous genres...

                 Donc, inutile de vous résumer les épisodes précédents, attendu que tout est bien qui ne finit pas si mal que ça... D'abord mes nouvelles sont sporadiques, internet me fait de plus en plus souvent faux bond, laconique j'ai droit à un tableau où s'inscrit la sentence :"Adaptateur Adsl incorrect ou introuvable"... dans le meilleur des cas, 10 minutes, 1/4 d'h, 1/2 h après, un petit cartouche timide apparaît dans un coin "vitesse 637kb", signe que la bête a fini de bouder... sinon, tintin, pas d'internet... nul ne comprend sous ce toit le mystère... Voilà pourquoi je vous semble vagabonde...

                 Bien, passons aux choses sérieuses : la cuisine (The kitchen) a été mise en cire finalement (et pas au musée Grévin) vendredi dernier... Pas folle la guêpe, j'ai attendu le retour du marin légendaire, et fébrilement sous ses yeux narquois, ai empoigné l'éponge imbibée de miel ocré... vaillamment, le mur fut attaqué avec de grands gestes assurés... Comme me parlant à moi-même, je fulminai : "c'est pas croyable, ce que cet enduit boit ! la cire est comme absorbée sans que la couleur ne semble s'accrocher...." (ruse)... puis, l'air de le prendre à parti "mais, regarde moi ça ! je frotte et des blancs réapparaissent sans cesse.... (alitération destinée à mettre en exergue ma faiblesse : re-ruse ! )... Mais t'en mets pas assez ! ose alors s'insurger le macho... "mais pourtant si, regarde ! !! ben, essaye toi, tu vas voir !" et hop, je lui passe l'éponge (d'où l'expression et-vlan-passe-moi-l'éponge)... il veut me prouver son savoir-faire (l'ignorant ne se sait pas manipulé !)et se lance dans une démo touchante... Pleine d'admiration, je lui passe le pot de cire, et m'avance .... "tu sais, je crois que quand on a commencé, pour ne pas faire de démarcations, il faut aller jusqu'au bout !"...

            Eh bien ! vous ne l'auriez jamais cru en début de semaine (ni moi non plus d'ailleurs), mais IL a tout ciré ! mieux encore ! il manquait de quoi faire 2m², vite vite, je l'ai envoyé à Castorigolepas, à 20 km, grouille ça va fermer il est 7h2O et ça ferme à 8, chercher le rab... Comme quoi tout peut arriver ! ceci dit, il faut aussi reconnaître que la touche finale est tout de même le plus gratifiant de l'oeuvre... Enfin mon dos lui  a su gré de son effort ponctuel mais efficace.

            Des photos suivront dans les jours qui suivent.

            Pour répondre aux gentes dames qui m'imaginent assez soumise pour en plus faire à manger au Seigneur et Maître, au risque de les décevoir, j'avouerai qu'à ce niveau, les tâches sont plutôt équitablement réparties, par la force des choses... Nous n'avons pas les mêmes goûts culinaires, ni les mêmes horaires (ex : pendant que je vous écris ces lignes, l'homme s'est installé devant ses infos, après s'être mitonné un poulet au caramel) ... D'ici une heure ou deux, à mon tour, j'irai me fouetter quelque gentille omelette aux champignons ou autre... Que toutes les jeunes mariées profitent bien de leur compagnonnage, après 30 ans de quotidien partagé, Ulysse et moi sommes deux lofteurs, chacun ayant compris que la liberté de l'un s'arrête où commence celle de l'autre, ceci semblerait être le secret des couples qui durent... Il n'aime pas les musées, pourquoi l'y traînerai-je ? Je m'ennuie sur ses terrains de para ? Inutile d'y passer des après midi entières pour le plaisir de le voir choir élégamment pendu sous ses ficelles... C'est bon, j'ai déjà donné... Comme j'ai compris aussi le calvaire qu'il endura les rares fois où je le convainquis de visiter Orsay ou le fabuleux Musée Egyptien de Turin...

             Nous nous égarons, ces considérations en laisseront certaines songeuses, comme en barberont d'autres, plus adeptes des aléas bricologiques de ces derniers temps...

             Quant aux tricoteuses, qu'elles se rassurent, j'ai fait deux rangs hier soir, du truc pied de poule... (la poule qui boite aux emmanchures, d'où le défaut mentionné qqs posts plus haut)...

              Dans la série "Ya-rien-de-pire-qu'un-feignant-qui-se-met-au-travail-on-peut-plus-l'arrêter", dicton d'Ulysse, sachez mes douces, que j'ai décidé de m'attaquer aux volets et menuiseries de ma modeste demeure, lesquels sous l'effet conjugué du mistral, du soleil, de la pluie, des intempéries en somme, ont bien besoin d'un lifting carabiné... Le bois se fendille, craque, rugit les soirs de tempête... La porte s'écaille comme les ongles d'une diva employée à la plonge d'un mess de sous-off... Et, autre idée géniale de votre serviteur, mais là, ça risque d'être hard, repeindre la cuisine.... Non, non, ça n'est pas une idée fixe, ni une nouvelle marotte... Je parle des meubles... problème : personne n'est apte à me dire comment faire... Si parmi vous certaines ont tenté l'expérience, je suis toute ouie... Les façades sont en chataignier, recouvertes, certainement d'un léger vernis incolore... Couleur... chataigne.... Bon, le défi : en faire un truc plus clair, style beurre frais et moulures vert olive... J'ai bien peur de courir au désastre et ne me lancerai qu'après avoir recueilli moult avis ... est-ce faisable OUI ou NON ? c'est mon référendum à moi... Interrogez vos moitiés coopérantes, partant de là, vous aurez droit à des épisodes inédits de "du Côté de chez Vous", en direct d'Ithaque.

                  Merci encore de votre soutien indéfectible, je compte sur vous pour la suite des aventures... Me reste la douce quiétude de vous écrire, et par-dessus tout....

LE PLAISIR DE VOUS LIRE....

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18 mai 2005

OU QUI N'AVANCE PAS RECULE.....

       Bonsoir mes belles... Vos commentaires, je l'avoue, sont le meilleur dopant... Votre soutien est devenu ma drogue dans  cette folle aventure de bricoleuse du dimanche... Je vous passerai l'épisode du plafond, 2ème couche, de la sous -couche sur les murs, sorte de petite chemise de fond sableuse, destinée à recevoir les nouveaux atours de la belle...

       Samedi et dimanche pleins de rebondissements, pendant qu' Ulysse le Goujat était pendu sous son parachute, à s'amuser comme un petit fou avec ses amis (es) ... J'ai parfois des envies de meurtre (si, si !)... D'autant que l'hypocrite me téléphone samedi soir "Où en es tu ?" _Je suis crevée, je n'en peux plus... " Ouais, t'as raison, arrête et prépare toi, on pourrait aller faire un tour en ville..." nb:C'est la féria à Nimes, donc cohue, foule... j'exècre... Il est dingue, c'est pas possible, ou bien il ne se rend pas compte... Enfin je décline l'invitation sans l'ombre d'un remords...

           Dimanche, même topo... enfin, la magic'sous-couche doit sêcher 48h, chouette, un peu de répit..., j'aurai mon lundi de pentecôte libre... et devinez quoi ? pendant que Super U est toujours SOUS son parapluie, eh bien ma foi, j'en profite pour aller faire les courses !!! ben voyons...

           Mardi... Le grand jour est arrivé... Je vous explique... Enfin le côté gratifiant du labeur... Donc : ouvrir un énorme seau joliment baptisé par CASTODELA : Murs d'Autrefois... Ils n'ont peur de rien, moi non plus d'ailleurs ... au point où j'en suis ! Le contenu : une taloche (de celles qui feraient du bien à Ulysse parfois),  et un sac de 12 kg d'une sorte de farine à délayer dans x litres d'eau... Pas de grumeaux . Y plonger d'abord le fouet ménager, puis le liquide devenant de plus en plus compact, ne pas hésiter à y tremper un doigt, une main, enfin jusqu'au coude quoi... Peu à peu la consistance  change... Je crois pétrir de la pâte à pain... mais pour tout un pensionnat... écrabouiller entre ses doigts les boulettes visqueuses qui se réfugient au fond du seau, soulever la masse molle, longtemps, les reins en compote, penser aux femmes d'Afrique chantant quelque mélopée, ne pas connaître de mélopée à chanter, laisser tomber, continuer, se dire que tout a une fin en ce bas monde, les bras aspirés par cette matière étrange, sable mouvant où la conscience se perd, constater que les petits graviers dont la chose est truffée rend la peau bien douce... positiver : les bagues ont pris un coup de jeune... Pas moi... Enfin, ça y est, la mélasse semble à point...

            Précision pour les éventuelles lectrices : je comprendrai parfaitement que d'aucunes abandonnent là le récit palpitant d'une apprentie façadière... Tous ces détails sont surtout destinés à avertir les âmes sensibles de ce qui les attend, si d'aventure elles souhaitent imiter votre serviteur...

             Heure H : La taloche est empoignée avec assurance... (on ne sait jamais, si cet objet inanimé est pourvu d'une âme, je ne voudrais pas l'inquièter en ayant le geste indécis..)... Monter sur l'escabot (le mur est censé se commencer par le haut) prendre une boule de pâte dans le creux de la main gauche, et hop, la soulever lestement du plat de la taloche rassurée, et l'appliquer  hardiment à la jonction mur-plafond... youpi, ça marche... Dans l'histoire, détail qui a son importance pour la suite du récit, il est quand même midi et demi... La matinée ayant été consacrée à maintenir le chantier (en fait toutes les pièces de la demeure en état + lessive + repassage, merci) ...

         

               Allègrement, la taloche entame sa danse virtuelle, je monte, je barbouille, je descends, me penche, reprends une dose, remonte et ... là je devrais mettre , comme dans les explications de tricot , reprendre de * à *....  Au début, c'est rigolo, le mur devient gris ciment, la taloche virtuose se plie avec grace à toutes les torsions de poignet destinées à donner à la surface une texture, un relief, un granité... En fait, entre nous, à ce stade, foin du Mur d'Autrefois, ou alors de très loin, le style mas provençal XVIII ème ressemble plutôt à un mur de garage dans quelque cité abandonnée... manquent juste les seringues par terre... Bon, je m'applique... Deux seaux, j'ai en fait deux seaux de 12kg à mater...un seul est prêt pour l'instant... Heureusement ! Le détail qui tue : la durée de vie du produit préparé est de ... six heures... et il ne se conserve pas ! 

            Toute à ma concentration, la langue qui pendouille au sol et ramasse de ce fait les incontournables gouttes (?) qui inéluctablement s'écrasent au sol comme autant de petites bouses blanchâtres que ma taloche atteinte d'entérite lâche parfois sans vergogne... je ne me rends pas compte de l'heure... J'en suis encore à Carper Diem sans retenue, tant l'exercice est divertissant... Brusquement, prise de conscience... : mes yeux effarés se fixent simultanément sur le contenu du seau 3/4 plein, soit 1/4 vide, et sur la pendule, inexorable comme toutes les pendules... La mixture est ephémère, ses heures sont comptées... Seule solution : accélérer le mouvement... La taloche devient frénétique, monter, descendre, à la volée reprendre une fournée, remonter... Plus drôle du tout... Vivaldi, mon petit Lhassa, compatit, me regarde assis au pied de l'échelle, pose parfois ses deux petites pattes avant sur mes épaules, alors que je m'acharne à longer les plinthes sans en émettre (des plaintes pardi !)...

          Anecdote pour Ulysse : il est spécifié dans la notice qu'une seule et même personne doit appliquer l'enduit, la gestuelle étant propre à chacun, il serait regrettable pour l'homogénéité de la paroi que les bonnes volontés se bousculent sur le lieu de la tragédie... A ce sujet, je n'ai rien à craindre...

           Bon, je serai brève (?)... 19.30 h... les hostilités sont terminées. Le seau est vide. Moi aussi. J'ai fait la moitié de la cuisine. Douchée, hébétée, sans manger...Au lit... (pour un régime plus sévère, il est préconisé de refaire TOUTE sa maison... en cas de surpoids important, ne pas hésiter à refaire les façades au crépi écrasé à la main... je vous passe le nombre de muscles sollicités...) Vous êtes en immeuble ? Petites veinardes... ce sont des mois de régime improvisé qui vous attendent !)

           Partant du principe qu'à chaque jour suffit sa peine, je vous ferai grâce pour ce soir des aléas d'aujourd'hui... Celles qui lisent ces dernières lignes sont des saintes... et je comprends parfaitement les tricoteuses déçues de tomber sur un blog déjanté où l'on parle de tout, sauf de tricot, ce faisant on ne peut leur en vouloir d'abandonner en cours de travaux...

           Ceci dit, à défaut de massage rédempteur, je me contenterai de fredonner telle Blanche Neige... Un jour, mon Prince viendra ... (bon, enfin, faudrait pas trop qu'il tarde... Allez vite lire le poème pimenté reçu dans les commentaires précédents, un régal de vérité !). A défaut de Prince, beaucoup plus sûr et immédiat, me reste ,

LE PLAISIR DE VOUS LIRE !

            

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15 mai 2005

LA SEMAINE DU BLANC....

         Bonsoir mes douces... Aurez-vous l'indulgence de me pardonner si mes propos ce soir sont décousus, fourbue je suis et ne vois plus le bout de ma petite entreprise... Pas de photos, j'en ferai demain, mais réfléchissez bien avant de vous lancer, si d'aventure, mon expérience éveillait des vélléités de grand chambardement chez certaines d'entre vous... Ce n'est plus un chantier, c'est un cauchemar... Imaginez, après les illustrations du post précédent, la suite logique est de peindre le plafond...

          Armée d'une lance au bout de laquelle s'agite un rouleau poilu, je me mets en devoir de blanchir la voûte celeste... Telle Ivanohé, j'attaque, simplement équipée d'un escabot pour toute monture... D'un geste vigoureux, la lance est plantée dans la mélasse laiteuse... Le rouleau alourdi s'élève vers le ciel, dégoulinant des larmes opaques qui viennent s'écraser sans bruit au sol ou sur mon visage implorant comme celui d'une madone au pied de la croix...

          Passer outre ce genre de vicissitude et enduire avec délicatesse et fermeté mon ciel de casseroles... (ben oui, certains ont des ciels de lit, ici c'est un ciel de gamelles)... Rrrr... rrrrr ... RRR... rrrr... gazouille mon poilu au fil de mes aller-retour au firmament... Le carrelage maculé me rappelle un conseil glané chez Castodelà : mouiller en permanence le sol pour éviter que la peinture ne sêche et pouvoir l'enlever ultérieurement avec grâce et simplicité... O.K. c'est la Féria à Nimes, mon balai espagnol dansera donc un flamenco jubilatoire et préventif...

          On continue... Surtout, bien croiser les passages, en exécutant un mouvement de balancier de tout le corps, comme un gros ours ballot devant une ruche, ça à l'air d'avancer... Sauf que... Un gros ours fait rarement un vol plané lance à la main après avoir glissé sur le sol beurré de peinture bien liquéfiée par la danseuse de flamenco... Galère... On se reprend... Ding, ding, ding... Le lustre non décroché par Ulysse se prend des coups de manche dans ses tulipes de verre... Pas grave... De toute façon, un bon prétexte pour s'en débarasser, s'il avait la délicatesse de se laisser choir de lui-même, attendu qu'il n'est plus en odeur de sainteté ... (faut pas rêver, il tient bon l'animal, pourtant une jolie petite place l'attend dans le garage, l'heure de la retraite a sonné, mais il s'accroche, c'est le moins qu'on puisse dire ! et au plafond en plus !)

          Le dessus des meubles suspendus, un pensum... la hallebarde doit alors être tenue parallèle au plafond, mais à 20 cm, ce qui oblige à se contorsionner sur l'escabot devenu glissant à son tour, par mimétisme avec le carrelage je suppose...

           Je vous passerai l'épisode de la poutre qui traverse la cuisine, divisant le plafond en deux quadrilatères... poutre qui a l'élégance de s'effriter au moment où je la roule voluptueusement sous les poils de l'anti-gouttes, race du rouleau dont je me sers...

            Alors là mes amies, les épaules douloureuses s'affaissent un peu  plus , les trapèzes contractés enserrent une nuque bloquée par la position de l'oie au moment du gavage, dire que les bras tombent serait exagéré, à moins de se prendre pour la Vénus de Milo, laquelle n'a certainement jamais repeint de plafond... Ou alors celui de quelque "impluvium", histoire de se faire remarquer ... Mais si les bras pendent encore au bout des clavicules, comme deux loques inertes, deux volets battus par les vents dans la tempête, le moral lui se liquéfie dans le conseil sus-cité et gadouilleux... Il faut tout stopper, gâcher à nouveau du plâtre, avec l'impression simultanée de gâcher son temps, ré-enduire la fissure félone, écraser la traîtresse qui , outrecuidante, s'est permis d'interrompre le ballet du rouleau...

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INTERLUDE

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QUE FAIT ULYSSE PENDANT CE TEMPS ?

RASSUREZ VOUS, IL REGARDE LA TELE ....

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        Après deux heures de combat inégal avec un élément d'une navrante platitude, le plafond m'illumine de sa blancheur retrouvée ... Votre serviteur, épuisée, se laisse masser par une douche bienfaisante avant de tomber, ivre de fatigue... Le repos du guerrier peut commencer...

         Suite de nos aventures dans le prochain numéro... Ne ratez pas : La Vengeance des Murs Dénudés, ou comment la couche d'acrylique précède la couche d'apprêt, les deux s'évertuant à vous faire abandonner le projet...

         Avant de me livrer corps et âme au Sommeil Réparateur, je ne peux me passer d'un petit plaisir....

CELUI DE VOUS LIRE BIEN SUR.......

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10 mai 2005

Bonjour mes amies... Un petit break dans mon entreprise de folie... Qui m'a dit qu'Ulysse me donnerait un coup de main ? Ce charmant époux cotoyé depuis 30 ans (il faut en avoir de la patience !), avisant des barres de fer dans le jardin, me dit : t'inquiète, la semaine prochaine, je te débarasse de ça, nous allons construire un petit hangar au terrain (de parachutisme où il passe ses we... )... J'enrage... Quand il s'agit de son para, il trouve toute l'énergie nécessaire, quand c'est pour la maison, débrouille-toi ma fille ! Positivons : un mari de ce type a l'avantage de vous mettre le pied à l'étrier, dès l'instant où on ne peut pas compter dessus, où il est plus sûr de tout faire par soi-même, on devient plus fort !

Bon, voyons ce qu'il en est : ici, je vous montre le plafond avant (infiltration d'eau due à une fuite dans le toit, réparée aujourd'hui ) ... AVANT / dscn0676APRES / dscn0716

Plafond relissé au plâtre, pas encore sec, ni poncé, d'où les traces foncées..Sera entièrement repeint dans les jours à venir, of course !

Cuisine avant :dscn0679      dscn0685comme d'habitude je ne sais pas faire pivoter les photos dans le blog, enfin vous aurez compris que ça n'était pas un luxe de la refaire, tapisserie défraîchie, frises décollées et je vous en passe non des moindres...

Aujourd'hui, après deux jours de travail :dscn0712

mais aussi :dscn0715, ou encore : dscn0714, il me reste un lé à arracher... mais là j'en ai marre...

  Si cela vous amuse, je continuerai à vous faire voir mes oeuvres, à défaut de torsades, de jacquard ou de point de croix, vous assisterez au lifting d'une cuisine...

  Aujourd'hui, je n'avais pas Ethan dans les pattes, mais demain, ça risque d'être chaud, je n'ose imaginer son air catastrophé lorsqu'il arrivera !

                Ce fût un plaisir mes douces de me confier à vous, je retourne à mon dur labeur, avant que la musculature se refroidisse, se rouille, que les articulations grincent et refusent obstinément de hisser votre serviteur sur l'escabot, mais je reviendrai d'ici un moment, ne serait-ce que pour avoir

LE PLAISIR DE VOUS LIRE !

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09 mai 2005

BADIGEON ? VOUS AVEZ DIT BADIGEON ?

Bonsoir mes amies !!!

Foin des loisirs féminins ce soir, je me suis lancée aux aurores dans la rénovation totale des murs de ma cuisine... Vaste entreprise pour la néophyte qui vous écrit.... Solitaire qui plus est, dans la mesure où un tendre et cher époux allié pour le meilleur et pour le pire depuis 30 ans, se défile lâchement "fais tout ce que tu voudras, mais attends que je ne sois pas là... " Bonjour la solidarité ! A moi donc l'arrachage des tapisseries, le gâchage du plâtre, le rebouchage de quelque fissure élégante comme un éclair un ciel d'orage, le côté éphémère en moins... Le ponçage du plafond, un moment de pur bonheur : de la poudreuse collante me saupoudre comme une bugne, une merveille, un beignet quoi l'est de sucre glace pour Carnaval... Le visage tourné vers mon ouvrage (cela change de sens : broder, en bas, poncer en l'air)... Les yeux, le nez, la bouche se remplissent de salpêtre insidieux...

                    Charmant, Chéri-Chéri rentre du travail : mais t'as rien fait ? (nb : la cuisine est complètement détapissée, vierge de toute décoration, pas encore lessivée, mais moi si !)

                     Ce soir, j'erre comme une âme en peine, fourbue, hébétée à l'idée de ce qui m'attend dans les jours à venir... Mais oui, je me suis mise en tête de faire un badigeon à l'ancienne, ciré, c'est pas gagné, vu mes déboires avec la boite à serviettes (se référer aux épisodes précédents...)... Encore une première ! Tant pis, je me lance... Si vous avez vécu des expériences similaires, merci de m'en faire part, ainsi que des pièges à éviter...

                      Au passage, veuillez excuser le retard pris dans les réponses allouées à celles qui m'écrivent en privé, le temps rééllement me manque ces jours ci, pour dialoguer en tête à tête, mais ce n'est que partie remise... D'autant, imaginez la galère, tous ces travaux avec petit fils Ethan dans les pattes... Pour l'occuper ce matin, alors que je préparai la mixture destinée à se transformer en plâtre, j'avise un petit bout de tapisserie décollé : "Tu veux aider Titine mon coeur ?" Les yeux s'allument, éclairés d'un sourire lumineux... "Alors, regarde bien, tu prends la tapisserie, et tu tires comme ça pour l'arracher... " Je retourne à ma confiture pour éclopés, avise du coin de l'oeil le petit bout, l'oeil effarouché, papier en main, l'expression indécise, inquiète, il me scrute... "Qu'attends-tu ? Ben, vas-y, tire !" _ C'est sûr, Titine, tu vas pas me gronder ?

                     Ceci renvoie à la logique d'un enfant de deux ans et demi, devant les décisions incompréhensibles des adultes ... Titine, pourquoi tu casses toute ta maison ? Euhhhh , pour qu'elle soit plus belle ! ?!...

                       Vraiment, à regret je vais goûter un doux repos, ce soir n'aurai donc pas le pldvl, mais n'ayez crainte, dès demain, les batteries seront rechargées et je pourrai m'adonner à ma drogue favorite !

LE PLAISIR DE VOUS LIRE !!!! bien sûr....

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05 mai 2005

LA BOITE DE PANDORE....

Question : comment rajouter un titre à un message lorsqu'on l'a déjà publié ? Le titre est là, le message en dessous....

Posté par PENELOPE à 21:01 - Commentaires [3] - Permalien [#]

LA BOITE DE PANDORE... (merci Christine, ça marche !)

     Bonsoir mes toutes belles...

     Comme promis, voici la suite des aventures de bricolage... et tutti quanti....

     D'abord, pour les brodeuses, un petit "Cousines et Cie" sympa à broder... Le résultat est oui bof... Voyez par vous mêmes...

dscn0650

En détail, ça donne ça : dscn0652 ou ça : dscn0653

c'est pas évident si vous ne zoomez pas dessus, mais ce sont plein de petites perles de rocaille...

un autre truc, moins de saison, commencé à l'automne dernier... dscn0656des citrouilles, un château, des sorcières... En 1 fil sur 1 fil...

Passons aux choses sérieuses... J'avais toujours dit : jamais ô grand jamais, pour le patchwork, résultat je me suis lancée l'an dernier... Pire ... la honte pour une peintre : le découpage de serviettes en papier... ben oui, j'avoue, et même j'ai trouvé ça assez rigolo... En voulant faire trop bien, les impairs se sont accumulés, voici comment : d'abord, une petite boite en bois, destinée à mettre des serviettes de table en papier... jusqu'ici, rien de bien sorcier : la boite est blanchie, les papiers découpés, papier de riz ou d'Arménie... Et vas-y que je te colle, devant , derrière, à l'intérieur, on fait les choses à fond ou on ne les fait pas... Pas mal, le résultat ! Et là, tout se corse : essayons de la vieillir... Vernis à craqueler (pour avoir testé le truc dans une vie antérieure, il faut mettre m'a t on dit une bonne couche de vernis pour avoir de belles craquelures... )... Foin de l'avarice, au lieu de l'étaler au pinceau, me voilà versant directement le vernis dans le fond de la boite, le faisant voyager doucement en l'inclinant de part et d'autre... Bien 1 cm de cette mélasse au fond... 2 heures de séchage sont requises, avant d'appliquer, en couche fine cette fois ci , le deuxième produit qui doit faire apparaitre les craquelures... 2 heures après, comme un miel d'acacia, mon vernis est liquide, tranquille, il ne veut pas sêcher... après m'être concertée avec la boite, nous décidons de lui accorder la nuit pour sécher...

Le lendemain, j'enfonce un index assuré, de ceux dont vous usez pour hurler "dehors" à un importun en lui montrant la sortie, dans ma mélasse . Persuadée que mon doigt testeur allait déraper sur mes motifs amoureusement découpés comme Candeloro au Palais des Sports ... Que nenni !!! Il plonge sans surprise (mon index ne réfléchit pas beaucoup) dans les sables mouvants scélérats... Bonne joueuse, je lui laisse jusqu'au milieu de l'après midi pour faire preuve de bonne volonté... et là mes amies, me vient l'idée géniale... PEUT ETRE NE FAUT IL PAS QUE CELA SOIT COMPLETEMENT SEC POUR SE CRAQUELER.... avec determination, aussitôt dit aussitôt fait, une fine couche du produit craqueleur est appliquée au pinceau, avec la douceur d'un duvet de cygne effleurant le miroir d'un lac profond et calme... Je guette l'apparition des fameuses craquelures devant donner un côté "qui-a-vécu" à la chose... Les 20 minutes requises s'écoulent... de vagues plis timidement se dessinent, mais pas les marqueteries qu'aurait fait le temps qui passe, non, à peine quelques rides, de celles que les accros au Botox se font injecter dans l'espoir de ne plus avoir leur âge (mais là je m'égare, vanitas...)...Bien, continuons les innovations , pourquoi ne pas appliquer un autre vernis " à patiner", sorte de liquide épais noirâtre... Voyons voyons, appliquer au pinceau puis essuyer avec un chiffon  non pelucheux, histoire de laisser quelques trainées sales, vestige d'une époque jamais vécue par ma boite flambant neuve de chez Truffaut... OK, la fausse crasse s'étale sans problème, puis délicatement je la râcle avec un tissu volontaire pour l'expérience, et là, horreur .... La première couche, vous vous rappelez ? la pas vraiment sêche se colle dessus, les rares craquelures suivent comme des moutons de Panurge, la fausse crasse se mélange au tout, emprisonnant au passage quelques lambeaux des serviettes amoureusement collées ... Est donc venu le temps de vous faire voir, un petit dessin valant mieux qu'un long discours, le résultat, même si le discours, dans ce cas, était nécessaire pour la bonne compréhension de la  mésaventure... Imaginez sans bla bla juste les photos, vous m'auriez répondu, nonobstant votre faculté à analyser les rébus proposés sur les blogs : "???"

Donc voilà ma boite de Pandore :dscn0665et surtout ses entrailles trop travaillées... Accrochez vous, ça surprend :dscn0667ben oui, je vous avais prévenues !!!! Dans la foulée, j'ai réitéré en accouchant d'un plateau : dscn0668

détail :dscn0671là, je triche un peu, il était en cours d'exécution, parce que vous ne le croirez pas, mais souhaitant vraiment remonter le cours de la mode, comme les saumons la rivière, à vouloir à tout prix tout vieillir quand tout le monde veut rajeunir, le pauvre plateau a suivi le même chemin que la boite, le résultat est moins catastrophique, mais n'est pas le top... Je vous ferai voir demain....

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Ici, je me dois de vous remercier pour votre soutien, trés touchée par votre mansuétude, notamment au sujet de mes appels au secours... Donc, résumons nous : pour le jacquard, je connais le principe des petits poissons, mes fils au dos sont bien croisés comme vous le préconisez, ça oui, seulement, j'ai mal dû expliquer mes déboires de dévidage Lambswool... Seule Christine si mes souvenirs sont bons, a cerné le problème... Imaginez le fil qui sort du trou central de la pelote, puis se fait tirer l'oreille, comme un chien qui renifle quelque chose lorsque vous tirez sur la laisse... Brusquement le fil vient, mais accompagné d'une grosse pelote... en fait tout le centre de la pelote qui ressemble alors à une mue d'insecte vide (puisque l'intérieur est sorti), vous cherchez à démêler ce qui vous est tombé sur les genoux, pendant que la mue de la pelote s'emmêle de son côté.... La seule solution serait donc de prendre d'entrée de jeu, le fil extérieur, contrairement aux us et coutumes pratiquées sous nos contrées, puis de la rembobiner sur un.... dévidoir (?) d'accord.... Donc question : OU s'achète un dévidoir ? Because, j'ai bien du Vernis à Malheur (cf plus haut), pour ça, je suis vernie, mais pas de dévidoir...!

En vous remerciant de votre aimable compréhension, je vous prie de croire, Mesdames à toute l'émotion que j'éprouve,

AU PLAISIR DE VOUS LIRE.....

            

Posté par PENELOPE à 20:56 - Commentaires [12] - Permalien [#]