27 février 2005
SALON CREATIVA DE MONTPELLIER...
Bonsoir mes amies ! Aujourd'hui, compte-rendu d'une petite visite au Salon Creativa de Montpellier... Pour celles qui pratiquent le pic-pic (point de croix) se genre de salon est un haut lieu de perdition... Ces dernières années, notamment, point de croix et patchwork se partageaient à 90% les clientes en visite... Marseille, Avignon, Montpellier, même combat, la gente féminine se ruait allégrement sur toiles de lin, diagrammes et autres outils Clover (les patcheuses me comprendront)...
Grande surprise, illustrant bien la parabole : Souvent Femme Varie, Bien Fol est Qui S'y Fie... Nos illustres corréligionnaires ont trouvé une nouvelle marotte : les Perles, les Serviettes, la Colle (qui va avec...)... Oh, bien sûr, les stands dédiés au patch existent toujours, moins assaillis, il faut bien le dire... Le point de croix ? Apparemment fût le Chemin de Croix des exposants aux stands desertés... Quand je pense qu'il y a un an encore, un samedi après-midi frémissait du brouhaha de la Corbeille à la Bourse... Une ruche, il fallait jouer des coudes pour entrevoir les mythiques Cousines (et Cie), la légendaire Mariska (gentille Belge à la faconde irrésistible), sans parler de Vailly et de leur Savoir-Faire...
Le fait-main, me direz-vous, serait il en passe d'être detrôné par le made in Taiwan ? Que nenni !!! Gentes dames, la surprise est toute autre !!!! le Parc des Expo s'est transformé en succursale de la Place Vendôme, et les acheteuses en créatrices potentielles de bijoux baroques... Je déambulais donc, analysant avec amusement le phénomène de mode, qui une fois encore, sévit sur les masses... Combien de temps cela durera t-il ? Nul ne le sait, mais je pus remarquer malgré tout que seuls ont subsisté les stands de patch et pic pic des très grosses boites... que sont devenus les petits, les originaux, les démarqués des salons passés ? Se sont ils mis à la perlouze eux-aussi ? Se sont ils reconvertis dans l'élevage de quelque bovine caressée par notre président à un autre Salon parisien très branché ? Tout cela me laissait rêveuse... Au détour d'une allée cependant, je vis un minuscule petit stand.... de pelotes... mais oui, vous avez bien lu, de la laine, de la vraie, très belle et rustique au demeurant ... la marque ? Mercredi... je crois, enfin sans donner ma main à couper, tricoter ou broder d'une seule main n'étant pas vraiment des plus pratique... De plus, que feriez -vous, entre nous de la main coupée ? Une oreille, encore, à la limite, vendue chez Sotheby's comme étant celle de Van Gogh, cela vous permettrait de vous acheter quelques pelotes de rab, mais une main ? Difficile de trouver une ressemblance avec celle de Franz (Listz) ou Frédéric (Chopin)... ça y est vous dites-vous, navrées, elle déblogue encore... bon, enfin tout ça pour dire qu'un stand de laine a poussé sur lit de perles, et si modeste soit il, peut-être est-ce l'éclaireur d'un Festival de la Pelote (pas seulement Basque) qui pourrait se tenir dans un futur plein de promesses pour les tricoteuses aux aguets que vous êtes...
Les serviettes collées... encore un truc très "in"... Vous allez rigoler, dans le genre touche-à-tout, une fois tentée, je me suis procurée des plateaux de bois, dans le but de faire mes premières armes... N'arrivant cependant pas à me décider sur le choix des serviettes à découper, l'ouvrage étant censé passer à la postérité, ils restèrent en l'état dans mon petit atelier, chambre d'un de mes fils envolé du nid, bric-à-brac où j'entasse tous mes trésors, tissus, picpic, collégram et bourre et bourre et ratatam... J'avais aussi craqué pour une espèce de résine imperméabilisant tout ce qu'on veut, pv souvenir, tête de Bokassa lors de son couronnement au fond d'un vide-poches, dent de lait, scarabée ou médaille du travail du grand-père... Bon, l'occasion s'est présentée d'unir le destin du plateau et de la résine après la mort de mon petit Tiepolo.... pour ceux qui auraient loupé quelques épisodes, minuscule York, emporté par une cruelle maladie le 8 août dernier...
Une des idées les plus tordues m'est venue lorsque ce petiot inhumé au fond du jardin, je me mis en devoir de lui faire une petite tombe... Ben oui, je sais, cinglée la mémé, mais enfin, on verra comment vous serez vous au même âge... Ceci dit, ça n'est pas le Taj Mahal, non, une simple pierre du Gard, sur laquelle j'ai collé l'ex plateau devenu macabre ornement de stèle, avec photo du pitchoun, s'il vous plait, et épitaphe de choix : la même que celle d'Isadora Duncan (ballerine célèbre, décédée à Nice dans les années 20, victime de son écharpe, élégamment enroulée autour de son cou et dont les pans flottaient au vent... La belle descendait la Promenade des Anglais au volant de son cabriolet, lorsque la mousseline s'enroula autour d'une roue, étranglant de ce fait sa célèbre propriétaire)... cet aparté, pour vous mieux faire comprendre l'épitaphe en question : O Terre, ne pèse pas sur Tiepolo, lui qui n'a pas pesé sur Toi.... (allusion à la danseuse, aérienne sur scène, mon petit bout ne pesait que 800 gr)
Bien sûr, je le savais, cette histoire allait vous faire rigoler... Avec mon mausolée, je suis la honte de la famille (c'est triste d'être vieux, la pauvre, elle perd un peu la tête...), et les rares personnes ayant eu le privilège d'être invitées à venir se recueillir sur la tombe de mon petit chien n'ont pu réprimer des gloussements, des hocquets étouffés, puis finalement des rires tonitruants (imaginez, là, Denise Fabre dans les bêtisiers)... Une copine de Jon', explosant après avoir cherché tant bien que mal à contenir ses larmes (de rire), s'excusait en me disant :"c'est rien, c'est l'émotion.... "
Voilà, c'était l'épisode, je me lance dans les serviettes collées, vu par Catherine....Comme quoi, avec de l'imagination, on peut toujours détourner les objets de leur destination première...
Sur ce, en espérant ne pas vous avoir trop attristées en vous évoquant le Panthéon de mon jardin, je serai fidèle au poste, n'attendant plus que....
LE PLAISIR DE VOUS LIRE....
25 février 2005
LES ALEAS D'UN VENDREDI BIEN ORDINAIRE....
Fiston est parti, fier comme Artaban, arborant le pull ex-cramé, voir Madame Butterfly (Théâtre d'Avignon, pour celles qui souhaitent s'y rendre, quelques places encore disponibles au poulailler)... Mais, bien évidemment, tout n'a pas été aussi simple, foi de Pénélope...
Moi : "Jonathan, essaie au moins ton pull ! J'ai fini de te le coudre hier, tu pourrais le mettre aujourd'hui...."
_ Mm'an, c'est même pas la peine, la tête passera pas...
_ Mais si, regarde, ça s'étire, tu dois pouvoir passer la tête !
_ Mm'an t'es têtue, je te dis que c'est trop petit...
_ Eh bien tu essayes quand même...
Là, mes amies, il vous faut imaginer la maman, du haut de son petit mètre soixante, essayant d'attraper la tête de fiston, placée fort logiquement sur ses épaules, soit beaucoup trop haut pour être happé comme un papillon dans un filet...
_ Là, t'es contente, tu vois bien que ça ne passe pas ! râle l'intéréssé au travers des mailles qui lui moulent le visage, le tube du col montant lui fait une sorte de manchon, d'où émerge une touffe de cheveux noirs, comme un petit palmier qui aurait poussé sur le sommet d'une tour de centrale nucléaire...
Ne voulant pas faire subir l'expérience du re-birth à fiston (cf épisode avec Ethan), je n'insiste pas , craignant le crash du pull... Jonathan est un enfant très classique, si je lui dis avoir inventé le col pétard éclaté, je doute qu'il approuve...
Bonne mère, je me mets en devoir de défaire quelques rangs, puisque à vue de nez la base du col passe, le problème viendrait du rabattage des mailles... Lorsqu'à la chasse, les chasseurs rabattent le gibier, ils se contentent de le faire galoper dans la direction où ils veulent... C'est un piège, mais oui... La tricoteuse de base, lorsqu'elle rabat ses mailles, agit en général en solitaire, contrairement aux chasseurs qui ont l'esprit grégaire... Elle les rabat, dans le but de couper au final le cordon ombilical qui la relie à son ouvrage par le biais des aiguilles... Je ne sais pas si vous me suivez...Les chasseurs détruisent, la tricoteuse crée.... bon, d'accord, moi je vous rabats les oreilles avec mes divagations...
Ce rabattage problèmatique a eu pour avantage a été résolu grâce à l'excellent bouquin que vous conseillez toutes, les unes et les autres : Encyclopédie du Tricot ... La solution fut de défaire qqs rangs, de retricoter en rajoutant une quinzaine de mailles, puis d'apprendre (j'adore apprendre des choses nouvelles) à faire une terminaison extensible... Miracle, nous n'avons eu ni besoin de forceps, ni de ventouse pour l'essayage final... Maman et Bébé se portent bien merci....
INTERLUDE °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Charles et Camilla vont convoler... ça nous fait une belle jambe...
Comme quoi, il vaut mieux mourir le soir que le matin, parce qu'on en apprend tous les jours...
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Tiens , justement : j'ai appris aujourd'hui (en plus des trucs extensibles) qu'en vieux français un mouflet était une sorte de bonnet fourré... Puisque beaucoup d'entre vous tricotent des chaussettes et des birch, je m'en vais de ce pas faire un mouflet à mon mari...Na ! et honni soit qui mal y pense...
Dame Katia, vendeuse de laines espagnoles de son état, m'a confirmé au téléphone, que la mode était aux pulls très près du corps... But de mon appel : je m'étonnais en faisant devant et dos d'un modèle tiré d'un catalogue Katia, qu'en faisant la taille dite "moyenne" (puisque ces braves gens ne connaissent que petite, moyenne ou grande...), les premiers essais posés à flanc de tronc me laissent à penser que leur taille moyenne tient de la brassière deuxième âge... Il me semblait faire un 40, 42... ben oui, la natation n'a pas encore eu les effets escomptés, mais là ?!!! ? Même près du corps, mode ou pas, ce n'est plus un pull, c'est une housse très ajustée, le jersey banal devient un nouveau point rare, tellement étiré qu'il ressemble à du grillage à poules ... Remarque, on peut aller voir des trapézistes volants avec ça, pas de problème pour retenir sa respiration, je vous le dis....
Devant mon scepticisme aigu, madame Katia me propose de tout défaire, et de recommencer... ben pardi... Vous comprenez mieux le titre de ce blog, n'est-ce pas ?
Qu'à cela ne tienne, patience et longueur de temps font plus que force ni que rage... Devise Ithaquienne...
Pour ce faire, j'attends tendre et cher, lequel est specialisé dans le bobinage des pelotes.... ça l'occupe le bougre, il est mignon, au coin du feu, à râler en obtempérant (autre proverbe : ce que femme veut...ETC...)
En attendant, j'avais envie de me jeter à corps perdu sur le mohair rouge jamais fini... Challenge : je vais au Pôle à la mi mars, et aimerais bien le porter, si tant est qu'après 20 ans de parking, les mites ne me l'aient pas grignoté... Donc, priorité : n'avoir rien à défaire (le temps est compté...défaire est un luxe...Ne plus venir délirer sur mon blog jusqu'à l'achèvement )... Puis, garder un manteau par-dessus, vu le côté has-been de la chose... Quelle horreur ce franglais.. Bon, enfin, l'un sur l'autre au moins nous serons assortis... Has been tous les deux...
Bon, comme d'hab, à mi course je fais un.... break (et allez, ça continue !)... j'ai une petite faim... Les choses existentielles de la vie sont prioritaires, donc à tout à l'heure...
Tout en grignotant un petit en-cas, je me ferai
UN PLAISIR DE VOUS LIRE....
24 février 2005
Bonsoir mes amies... Dans le cadre du n 'importe quoi vespéral, je vous signale avoir acquis (ben oui!)le logiciel super tricot de microapp... Rien compris... Certaines d'entre vous utilisent elles ce genre d'engin avec succès ? Rigolo de prime abord, j'eus préféré un bon vieux mode d'emploi à l'ancienne, parce que leurs didacticiels me laissent sceptique...
A part ça, pas de neige chez nous... Jon est parti en Ardèche sans son pull, il a refusé que je lui fasse un arrangement provisoire avec des épingles à nourrice... Vu que je l'ai cousu aujourd'hui...
Bonne nouvelle : il m'a suffi de gratouiller les marques cramées pour voir réapparaître la laine intacte... les dégâts n'étaient donc que superficiels... soulagement ! Le côté mythologique de Pénélope est romantique en diable, dans la réalité, c'est un pensum à éviter...
Peu à peu, au fil des jours, j'apprends à vous connaître les unes et les autres au fil de vos blogs respectifs, et je dois bien dire être épatée par la diversité de ton, de style, d'oeuvres d'art qui émanent de ce bouquet laineux...
Demain à Montpellier, le traditionnel salon Créativa...J'irai avec une amie et vous ferai un compte-rendu détaillé,si tant est qu'il soit sympa... Pour tout ce qui est pic-pic (point de croix) et patch, en général ils sont bien achalandés... Y trouverai-je des laines artisanales ? En écheveau ? Peut-être même non décaties, encore à filer ? Ou pourquoi pas des toisons (avec ou sans Jason).... Comme dans certains restaurants où l'on vous fait choisir votre truite dans un vivier avant de la trucider, il pourrait y avoir des petits moutons à tondre soi-même... Cela mettrait du piquant dans le parc des Expo...
Pas drôle, tout ce laius ci-dessus date d'hier soir, en bonne bécasse, je ne l'ai ni fini, ni envoyé, donc c'est un bonus pour celui de ce soir... Mais l'heure n'est pas encore venue... Je suis comme les vampires, j'attends qu'il fasse nuit pour venir vous saluer...
A TOUT A L HEURE DONC......
23 février 2005
TREVE DE PLAISANTERIE....
Bonsoir mes amies ! Non, je ne rigole pas aujourd'hui, c'est même un appel au secours que je vous lance.... Vous allez vite comprendre, une petite photo valant mieux qu'un long discours ...
Ce que je vous présente là est le dos du pull de fifils... Fini cet après-midi... épinglé, un petit coup de vapeur et hop !!!! Mais non, pas de hop, imbécile que je suis !!!! Faites un zoom sur la partie gauche de la photo... oui, là, vous voyez ces sinistres taches brunes ???? Eh bien c'est mon oeuvre ! Pauvre cloche, j'ai survolé le pull (Celtic de bdf) faisant avec mon fer des évolutions dignes d'un CAP 10 (pour les pas branchées aéronautique, c'est un petit avion de voltige)... Et vas-y que je te fais un piqué par là, un looping au-dessus du col, plongée aux emmanchures, double vrille avec salto arrière sur les côtes (Rowenta le fer), le rase-mottes de trot m'a fait frôler la catastrophe, lorsque j'ai découvert sous mon jeu stupide ces traces, mon coucou improvisé ayant eu des velléités de Canadair, il cracha son jet brûlant sur ce pauvre Celtic qui n'en demandait pas tant pour prendre forme... Brûlé au 3eme degré le barde !!!
La rage mêlée de larmes dépitées et amères m'a fait abandonner le blessé sur le terrain... Jonathan averti du drame, le prend hyper cool "mais c'est pas grave, m'man, ça se voit pas !" ben pardi... Le dernier pull que je lui ai fait remonte à ses huit ou dix ans, et tout ce qu'il trouve à me dire après cette self-humiliation suprême, c'est pas grave !!!!
Je suis une incomprise... Explique ma déconvenue à son père (heureux qui comme Ulysse rentre du boulot fourbu), lequel trouve une solution exaspérante : IL N'A QU'A LE PORTER A L'ENVERS.... Une famille de fous vous dis-je... Je crois vivre par moments sur une autre planète... Comme dit ma petite voisine, quasi soeur de lait de Jon'.... "votre famille, c'est un concept !" ça veut tout dire....
Pleine d'espoir, je me tourne donc vers vous mes bonnes fées, le dos endommagé est il récupérable... ? Comble d'ironie, la laine meurtrie est dite "flammée" (!), jamais laine n'aura mieux porté son nom.... Alors que feriez - vous ? A part continuer mes loopings Rowentesques un peu partout au-dessus du pull, histoire de le taguer sous toutes les coutures ?
Moralité du jour : le Mieux est l'ennemi du Bien...
Si je m'étais contentée de le coudre tel quel, fiston aurait râlé en disant que j'aurais pu le faire plus grand, mais au moins il n'aurait pas besoin d'une greffe...
Merci pour vos petits commentaires sympathiques, cela m'aide à imaginer l'une d'entre vous criant Eurêka, et exposant à toutes la solution géniale à ce genre de déboire....
INTERLUDE :
voilà TIEPOLO...
TIEPOLO est mon petit york, je me devais de vous en parler, il fait partie des zones sombres de mon âme... Il avait deux ans, pesait 800 gr, un petit amour canin, mort le 8 août dernier d'une infection des reins...
Celles qui ont perdu un animal, compagnon de chaque instant, comprendront la peine qui me hante depuis sa disparition...
FIN DE L'INTERLUDE
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Pour parler d'autre chose, et en attendant de recevoir bien sûr vos suggestions quant à ma negligeance, je vous avouerai mon dernier forfait.... Quelque part, vous lire me donne des idées, encore plus déraisonnables, comme si je ne l'étais pas déjà assez au naturel... Donc, j'ai cru comprendre qu'il était particulièrement chouette de tricoter avec du bambou... Virée donc a Mondial Tissu hier après avoir remis petit-paquet-petit-fils à sa maman, et là, évidemment, je craque.... Elles ne sont pas données dites donc les banderilles écolo !!!! Presque 6 € la paire !!! Or à quoi servirait une seule paire, autant avoir un joli assortiment de numéros, me dis-je en mon for intérieur (qui n'a rien d'un costaud)... Et vogue la galère, la carte bleue fait crépiter la machine... Tactactactactac... Voilà votre ticket de caisse, merci... Ce matin, vu que hier soir, je divaguais ici-même en votre compagnie, je m'empresse d'essayer les baguettes asiatiques... Bon je reconnais, esthétiquement parlant, c'est très joli, un petit quelque chose façon Cottage , Tea-time, Cakes, Windsor, c'est tiède et doux, le cliquetis n'a rien de métallique, ni de plastique, plutôt bucolique, romantique, énergétique (? non, faut pas charrier, ce ne sont pas des barres de Mars non plus).... Exotiques ? Sûrement ?Soporifique ? ?? Enfin c'est mignon quoi.... Mais l'avantage réél par rapport aux normales, aux basiques, aux bas de gamme ? Hein ? je vous le demande ? Ah, c'est une forme de retour aux vraies valeurs.... Ok, ils ne devraient donc pas tarder à nous sortir des aiguilles à coudre en os de bison, alors, si mes souvenirs scolaires sont bons, c'est bien avec ce genre d'instrument que nos ancêtres cousaient les peaux de bêtes ...Enfin, je suis bien contente de mon achat, je me disais aussi, cette maison sent la cire d'abeille, dommage que mes aiguilles ne soient pas en bois, j'aurais eu plaisir à les astiquer...
Anecdote : Une vieille, vieille dame, tricotant me disait autrefois devant mon air étonné lorsqu'elle se grattait le cuir chevelu avec ses aiguilles, que le sébum contribuait à les rendre plus glissantes...
Astuce maison : Votre laine n'est pas assez poilue à votre goût mesdames ? Qu'à cela ne tienne, munissez vous d'aiguilles de bois et de papier de verre... Frottez bien les tiges jusqu'à faire ressortir les échardes, mettez des gants et remettez vous au travail.... Comme par magie, votre laine deviendra angora ... magique ! Comptez malgré tout un peu plus de temps pour réaliser votre ouvrage, surtout si à défaut de gants vous mettez des moufles...
Autre bêtise : A force de vous voir toutes danser un french cancan effrené devant votre ordi, le groupe des Pattes en l'Air, pendant féminin des Chaussettes Noires, a fait une adepte de plus.... N'ayant ni modèle (si ce ne sont mes pieds au nombre de 2), ni patron pour ce faire, je me suis quand même jetée à pieds joints dans l'aventure en achetant de la laine à chaussettes. Madame Phildar m'a conseillé de la.... bof, je ne me rappelle plus... Un fil très fin... et elle m'a dit que pour une paire il fallait 6 pelotes.... Votre avis là-dessus... Est-ce que j'ai l'air d'un pigeon oui ou non ? parce que si oui, si vous me dites qu'il n'en faut qu'une et demie, la bonne dame pourra chanter "la paloma adieu".... Elle ne me reverra plus... A chaque fois que je vais lui prendre des trucs, au vu de ma carte bleue, elle blêmit comme un vampire devant une gousse d'ail.... Vous n'auriez pas plutôt un chèque ou du liquide .... alors qu'elle est équipée la bougresse.... sans doute pour faire beau sur son comptoir.... Bon enfin, dites moi aussi, la quantité requise pour des chausses pas de 7 lieues...
Il est peut-être temps pour moi de partir en goguette vous visiter mesdames, sur vos blogs respectifs, puisque vous m'avez contaminée, il ne me reste que ....
LE PLAISIR DE VOUS LIRE.........
22 février 2005
ETRE OU PARAITRE ?
Bonsoir mes amies ! Merci avant tout pour vos encouragements, j'ai toujours peur de vous lasser avec mes divagations, mais que voulez-vous, cela défoule...
Aujourd'hui, fiston étant chez des amis à Montpellier, j'ai échappé de justesse à la virée Aquatropic... ce sera donc prétexte à un épisode futur, promis, je vous le relaterai en détail, je sens que VOUS allez bien rire, alors que j'aurai servi de cobaye ...
Avant toute chose, je souhaitais vous présenter ma conception de la vie d'une quinqua en 2005... Les femmes ont la réputation d'être des garces entre elles, de ne pas s'entendre dans le boulot, de se jalouser constamment... Vrai ou faux, chacune a sa part de verité et de vécu sur la question... Beaucoup de femmes ont peur de vieillir, d'où Botox, drapés de peaux dignes de Balenciaga, coupes de cheveux à la hache avec mèches arc-en-ciel, Perfecto cintré, nombril à l'air, même si le dit nombril devance la dame de 60 cm, bas résille, ça cache les petites veines claquées, string bien ficelé, cochonou un saucisson comme on l'aime chez nous.... Que reste t-il de l'élégance, de la grâce propre à la femme ?
La compétition entre les femmes existe depuis toujours, elle est le propre de la jeunesse, ne serait-ce que pour conserver à ses côtés un compagnon qui pourrait se révéler volage si le laisser-aller s'installe à demeure... L'ère du paraître, bien étayée par les médias, fait plonger dans ce MATUVU CIRCUS des millions de femmes (et d'hommes) incapables d'envisager un futur marqué du sceau des ans... Un petit miracle s'opère parfois... La conscience du temps qui a passé et qui ne reviendra plus. L'acceptation de soi apporte toute l'indulgence pour un corps qui inéluctablement, avec ou sans injections botuliques, avec ou sans régime, a l'âge de ses artères... Pourquoi vouloir à tout prix pousser le leurre jusqu'à son dernier souffle ? Cette quête vaine d'un passé qui ne sera plus ne peut que décevoir, le pacte avec Mephisto n'étant pas de mise, pourquoi faire une fixation sur ces sillons sur nos visages... ne sont-ils pas les GR de nos émotions ? Dès l'instant où l'on ACCEPTE, on reçoit en cadeau la SERENITE... Quel souverain détachement alors, quelle liberté pour mieux s'occuper des autres, l'Amour est le plus naturel des fards, et l'on irradie d'un charme naturel dont tout notre entourage bénéficie...
Attention, je ne prêche pas là le renoncement à toute coquetterie, que diable, pas question de devenir des "grognasses" asexuées, au teint parcheminé et à l'haleine fétide !
Les plus belles roses d'un jardin lorsqu'elles se fanent, ont encore dans leur pétales surranés les doux parfums et les tonalités poudrées de leur jeunesse passée, déclinant avec grâce, elles embaument encore le souvenir de ceux qui auront pris le temps de les respirer.
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INTERLUDE....
Lorsque ces yeux là vous regardent, croyez-moi, vous ne vous demandez pas si vous êtes bien coiffée et maquillée, si vous avez les traits tirés ce matin, ou peut-être encore un peu grossi, parce que ces yeux ne changeront jamais à votre égard, même si vous êtes à géométrie variable... Or, n'est ce pas ainsi que les humains devraient se considérer entre eux ? Avec bonté et indulgence....
FIN DE L'INTERLUDE
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Après toute ces considérations philosophiques de comptoir, je me dois momentanément d'interrompre le fil de mon monologue, attendu que sieur Estomac me signale être en manque, triste réalité, il faut donner du carburant à la machine... Donc, je passe à la station cuisine, faire le plein, puis je reviens vous lire TOUTES (celles que je connais, évidemment), et enfin un petit coucou final si de nouveaux soliloques éclosent dans les méandres d'un esprit tordu...
En attendant, n'hésitez pas, je suis toujours fidèle , AU PLAISIR DE VOUS LIRE....
21 février 2005
Bonsoir mes amies... Alors, là, le moral est au plus bas... Mon fils chéri me harcèle depuis quelques jours pour que je l'accompagne à la piscine... Il paraît que "cela me ferait du bien", que ce n'est pas en restant assise à tricoter que je vais perdre des kilos...."Bon, admettons (je précise cependant être une adepte de la gym pratiquée régulièrement, de la muscu, cardio-training , rameur, vélo enfin tout le bataclan...) Ce jeune homme étant particulièrement têtu, j'ai fini par céder... D'abord, retrouver un maillot de bain... en cette saison, un une-pièce bien sûr, ça tient plus chaud.... Donc, j'en retrouve deux planqués au fond d'un tiroir, à la retraite depuis des lustres...
1er CHOC : L'essayage.... Comme vous avez dû le constater, il est fréquent pour un maillot de bain d'avoir une quelconque proportion d'élasthane... Dans mon cas il valait mieux... Sans quoi le crissement caractéristique des coutures qui lachent aurait atteint vos oreilles, de surprise vous en auriez perdu une maille et pesté contre cette Pénélope Empâtée, qui essaie de mettre un 38 quand elle a 10 kilos de plus... Enfin avec force contorsions, je me glisse (?) , non, je me bourre dans le dit maillot... noir, sobre, bretelles croisées au dos, les coutures souffrent mais résistent vaillamment... Là, je me retourne et vois ce grand nigaud de Jonathan hilare, écarlate de rire contenu, lequel éclate avec grands fracas en cascade, telle une digue rompant sous les flots déchaînés... Le ridicule de la situation lui avait sauté aux yeux....."Mais maman, mais maman, ah, ah ,ah (s'étouffe le fils indélicat), mais maman, on dirait un ... CATCHEUR !!! "
Imaginez bien, mesdames, que je ne pensais plus être la sylphide d'autrefois, on ne peut pas ETRE et AVOIR ETE.... mais de là à déchaîner ainsi des commentaires si peu flatteurs !!!
Bonne joueuse, je reconnais : ok, tu as gagné, je vais m'acheter un maillot... (sans enthousiasme aucun, car je déteste la piscine, avoir froid, il a beau me répéter qu'elle est chauffée, à ce niveau là nous n'avons pas les mêmes valeurs, mais bon, je fais un effort... il faut vous dire que mon bébé partira en juin pour aux Etats Unis, POUR UN AN (!!!!), un break dans ses études, il a décroché un job à Disneyland-Orlando... Tout ça pour vous dire que je risque fort de regretter lorsqu'il sera parti, ne pas lui avoir accordé ce dernier plaisir...)
2° Décath ' acte II, scène 3...
Me voilà donc partie, mi-figue, mi-raisin, plus raisin que figue d'ailleurs, à la recherche d'un hypothétique maillot ne nécessitant pas de démonte-peeeeeneuuu pour être enlevé... Et là, mes enfants, choix cornélien.... Les jolis petits deux pièces avec ficelles sur les hanches : oublié (à moins de mettre au goût du jour le modèle "Rosette de Lyon")... soyons sages, optons pour un nageur digne de ce nom, façon Esther Williams, en imaginant quelques évolutions aquatiques gracieuses, dignes d'une pub pour Evian... Simple, mais sexy quand même, bien échancré sur le haut des cuisses, pour faire la jambe longue d'antilope, pas brésilien derrière quand même, faut pas charrier, l'assise a un fondement solide et non tranchant, il serait dommage que la ficelle du brésilien disparaisse entre des falaises pas encore friables, mais sauvagement rebondies les coquines... (!)
L'oiseau rare trouvé, le côté "balance" de sa future propriétaire entre en jeu, et là commence une sorte de ballet, un pas de deux, le maillot destiné à mettre en valeur une sirène, dégoulinant pour l'heure, informe, abandonné sur mon avant-bras... Il est promené dans le magasin, rayon cycles, puis montagne, ski, randonnée, plongée, un pas en avant, deux en arrière... On frôle les cabines d'essayage... on hésite... on s'imagine surtout... et là, yapa photo... Demi-tour petit, va rejoindre tes copains, passons à autre chose... Que reste t-il ? mais oui, vous l'avez deviné, comme sur les dernières pages de la Redoute, là où sont reléguées de pulpeuses dames dont la séduction n'est plus à son apogée, mais , ce sont des mannequins à la retraite, certes, mais des mannequins, elles ont encore suffisamment de "chien" pour présenter des maillots... Comment dire... Aussi larges que haut, aux imprimés discrets, façon chemises hawaiennes de Carlos, aux couleurs subtiles, aubergine, canard laqué, encre de chine, banane mûre, groseille écrasée, caca d'oie, vert de gris...
Escale dans les cabines, rideau tiré, avec un lot de ces choses à enfiler... oui, oui, là c'est fait pour, les mamies dans mon genre peuvent entrer dedans... Edifiant...
Moralité de l'histoire : deux ans se sont écoulés, depuis le jour où je suis entrée dans le camp des grand mères... des vraies de vraies... Qu'importe, les mamies d'aujourd'hui n'ont rien à voir avec celles d'autrefois... ok, toboggan, patins à roulettes , farces en tous genres, pas de problème, on a toujours 16 ans quand il le faut... 50 ans en octobre dernier ? une blague ! une mauvaise farce du calendrier, on rigole, incrédule en voyant les pubs à la télé, de dadames se vantant de passer le Cap avec le sourire... Pré, post ménopause... Kezako ? Bien sûr, on se dit que ça arrivera un jour, mais on a bien le temps...Et puis par un bel après midi de février, on cherche un maillot de bain, et là, sournoisement, on se rend compte que LE TEMPS nous a rattrapées, qu'il faut se rendre à l'évidence, que même si l'esprit est adolescent, le corps s'est transformé, nous trahit chaque jour, en fait on ne se voit pas... jusqu'au jour où...
Ayant peur de vous lasser, il me semble plus sage de remettre à demain la suite de ces réflexions, vous verrez, rien de terrible dans tout ça, mais la sagesse au bout du couloir... A DEMAIN SI VOUS LE VOULEZ BIEN,
en attendant, AU PLAISIR DE VOUS LIRE !!!!!!!!!!!!!
20 février 2005
Bonsoir mes amies... Un dimanche de plus s'achève, les jours rallongent, les rangs du pull de Jon' aussi... Enfin, je ne voudrais pas vous lasser en vous envoyant la photo finie ce matin du devant, attendu, qu'il est exactement semblable au dos... mieux vaut continuer allègrement à lui inventer des tubes que l'on qualifiera de manches, destinés à enfiler ses bras...Je pense en faire deux, même si c'est lassant et répétitif, j'ai peur que l'originalité d'un pull uni-manche ne plaise pas à l'intéréssé... Contrairement à beaucoup d'entre vous qui papillonnent sur plusieurs ouvrages en simultané, j'éprouve quelques scrupules à abandonner Pierre pour titiller Jean en attendant de donner quelques mailles à Paul, je dois avoir un fond fidèle pour ne me consacrer qu'à un seul...Rassurez-vous cependant, ma sainteté s'arrête là, l'intéréssé du moment tombe vite en disgrâce dès l'instant où il est fini... Alors nous n'avons plus rien à nous dire, la page est tournée... Souvent un nouvel élu me fait les yeux doux avant même que le précédent ne soit achevé, et lorsqu'enfin l'heure de la rencontre effective a sonné, je découvre avec beaucoup de délicatesse la douceur du nouveau, la texture de sa fibre, une histoire commence... Parfois mal.... s'il exige des aiguilles trop fines, il m'énerve vite, ça n'est pas un rapide, il monte au creneau lentement, et le cliquetis désespéré de mes baguettes n'a plus rien de magique... la soirée s'écoule péniblement, on n'a rien à se dire, il a avancé d'à peine quelques centimètres en trois heures, et je peste en silence contre ce coup de foudre imbécile qui me fait perdre du temps... Pour cette raison, j'aime alterner les modèles... un grand, un petit, un gros qui a besoin de 7 ou 8, un délicat, qui se contentera de 2,5 ou 3... S'il est suffisamment raffiné, son élégance me fera oublier nos heures de tête-à-tête ennuyeux... Le bon gros douillet objet de toutes mes attentions en ce moment, a l'avantage dès qu'il atteint une longueur conséquente de me réchauffer formant un petit paravent déroulé sur mes genoux, protecteur virtuel...
Ceci dit vous êtes des tentatrices en puissance, et au vu de vos dentelles arachnéennes, de vos fils légers et duveteux, de ces tendres couleurs de sorbet, il me vient l'envie de me jeter à corps perdu dans quelque nouvelle aventure grisante sous forme de châle etheré, de capeline desuète, féminine, au parfum poudré de rose ou de lilas...
Hop, deux cachets de RAISON PURE, et vaillamment, je me réfugie derrière les côtes des poignets (sans sternum) du pull en chantier...
PLUS QUE JAMAIS..... AU PLAISIR DE VOUS LIRE.....
19 février 2005
LES ILES EN ECHANTILLON...
Bonjour belles amies !! Tout d'abord, merci de me laisser un petit mot lorsque je divague comme hier, cela rassure...on se sent moins seule avec son âme plus tarabiscotée qu'un Irlandais pure laine aux arabesques retorses ...Hier donc, Christine (in Tricot Veritas), m'a appâtée avec l'idée d'échantillons Shetlandiens... Mais où allez-vous trouver ces choses mystérieuses... Je suis prête à me lancer dans la course au trésor...
au plaisir de vous lire...
18 février 2005
AIDEZ-MOI A RESISTER A LA TENTATION...
Bonsoir mes amies ! A nouveau, je viens chercher de l'aide... Une nouvelle crise s'annonce , j'en connais bien les symptômes, et n'ai plus d'ordonnance pour me procurer ce médicament rare : des comprimés de RAISON PURE (ne me faites pas de critique, d'autres s'en sont déjà chargés)...
Voilà comment le mal se fait sentir : dans un premier temps, tout en se livrant à quelque activité ancillaire permettant de réfléchir à son destin, on est tout à coup pris d'une envie subite, urgente, de consulter une Bible Laineuse... N'importe laquelle , le manque a ceci de nefaste qu'il ne laisse plus le loisir de juger, comparer, soupeser pour et contre... non, que ce soit Phildaredare, Bergère d'Europe, Anny Cafard ou Bouton d'Orpailleur, il faut ouvrir un catalogue et.... choisir.... quoi ? au départ, on n'en sait rien... n'importe quoi...
Prendre une feuille quelconque, fût-ce sa feuille d'impôts, se munir de quelque plume pleine (un stylo vide a ceci d'agaçant qu'il coupe l'élan du désir...) ... Ecrire alors avec délectation : 9 pelotes de Cotonton, couleur Gorgonzola.... 15 pelotes de AirLittoral, couleur GriseMine, oh et puis ça ce serait bien pour Epouchéri : 19 pelotes de LainedeVerre, couleur Allergie...
Après avoir rempli quelques feuilles de rêve, déjà, on se voit en haut de l'affiche, en dix fois plus grand que n'importe qui, nos ouvrages s'étaleraient... Bon, d'accord, il faut prendre la voiture, aller en ville, avec sa petite feuille de courses, avec un peu de chance il est midi tout est fermé, le temps que les magasins rouvrent, selon le degré de contagion, on peut avoir eu le temps de réfléchir, boire un verre d'eau, retrouver quelques comprimés de RAISON PURE et remettre au lendemain ses dispendieuses sorties, d'autant que la nuit est censée porter conseil....
Plus sournois est le catalogue de Bergère d'Europe, où, sensuellement, on peut admirer, toucher du doigt l'objet de sa convoitise, s'imaginer en Courge, en Potiron, voire en Haricot Vert ou en Salade de Saison... Et là, munie de sa carte bancaire, face à son petit écran d'ordi scélérat, plus d'autre alternative que de succomber, choisir les modèles, comptabiliser pelotes et montants (même pas, ordi s'en charge), gratouiller les chinés pour voir ce qu'ils ont dans les poils entrelacés, titiller les mohairs, sont ils aussi doux qu'ils en ont l'air ? Lisser les lurex, lorgner les laines, contempler les cotons, décrier l'acrylique... ET les couleurs !!! ah ces palettes offertes pleines de promesses de regards admiratifs lorsque l'ouvrage sera terminé ! de compliments alambiqués sur la fantaisie d'un point compliqué !
Alors on craque, on pianote, on codifie, on se réjouit, on compte les jours qui nous séparent du colis convoité, on fait de la place, il faudra bien tout ranger...
Certaines d'entre vous connaissent bien cette maladie dont la fièvre terrasse le compte en banque, sournoise elle vous apporte une dose d'adrénaline... (je vous parle d'un temps que les Raisonnables ne peuvent pas connaître... ) où s'arrête la jouissance ? ou commence la folie ?
Vu sur Arte un après midi ces jours-ci, un reportage sur une gentille dame, armée de deux Yorks et d'un Bouledogue Français, tout aussi adorables que la dame... Sauf que celle ci avouait dépenser une fortune pour ses petits chiens... vêtements en tous genres, à chaque fois en trois exemplaires evidemment pour ses triplés, cirés pour la Bretagne, Cuir pour la Harley-fashion, fourrures pour l'hiver... Gâteau chez grand traiteur pour l'anniversaire d'un petit canidé, sans parler des parfums haute couture, des rendez-vous chez le toiletteur-coiffeur-à-la-mode et des petits cadeaux en tous genres... Cette dame disait bien se moquer du Qu'en Dira t-on, se faire plaisir à Elle d'abord en gâtant ses petites bêtes... bon d'accord, il y a de l'abus... Je ne me vois pas dépenser des fortunes ainsi pour mes petiots, mais elle se défendait en disant quelque part fort justement ne faire de mal à personne en agissant ainsi... Où est la part de folie ? Où est la raison ?
Le lien avec la première partie de ma réflexion se situe sur l'objet de nos désirs... Les unes diront que cette femme est folle avec ses chiens (ou de ses chiens ), mais regarderont avec indulgence la dépensière chronique qui cumule ... (je ne parle pas que de laine, ce cumul peut être de livres, de disques, de fringues, que sais-je...) Or pourquoi faut il que les excès fassent peur... dès l'instant où ils sont atypiques... Ces collections qui n'en sont pas ne sont elles pas en fait une façon de se prémunir contre un futur incertain en se construisant les remparts sécurisants d'un bien-être que l'on craint de perdre un jour ?
Sur ce, j'espère que ces quelques lignes ne vous auront pas sapé le moral, tel n'était pas le but, mais au contraire de vous envelopper d'un nuage de Tolérance, d'Indulgence vis-à-vis de nous-mêmes, lorsque, parfois, souvent, nous succombons à la Tentation...
AU PLAISIR DE VOUS LIRE....
17 février 2005
Bonjour mes amies ! Ne rigolez pas, je vous avais écrit hier plein de grandes et belles choses, avec des photos, des plans, des croquis, et tout le tintouin, pour me faire avoir encore une fois en allant relire un de vos commentaires... inutile de vous dire qu'à mon retour, tous mes écrits avaient fondu comme neige au soleil, faute d'avoir pensé à passer par la case brouillon... Enfin, c'est le métier de blogueuse qui rentre...
Donc, hier, j'ai toiletté comme une grande Vivaldi...
Mon petit Lhassa gris... je proposais dans le post envolé de garder la fourrure de Vivaldi pour les fileuses intéréssées, il est doux comme un gros chat angora... A part mes velléités de coiffeuse très tendance, j'ai fini le dos du pull en Celtic pour Jon', attaqué le devant, coupé les coussins de chaises promis (là, je dois dire que ça me barbe, je n'arrive pas à m'y mettre sérieusement...)
Quand je pense à mon stock de pic pic (point de croix) ENORME, et la façon dont je louche sur les catalogues de laine... d'ailleurs, j'ai cru comprendre en vous lisant que beaucoup commandaient à l'étranger... en Angleterre ou aux US ? Ouh la !!!! il me semble avoir encore à connaître des tas de filons grâce à vous... D'ailleurs, je vais illico faire un tour sur les sites que vous fréquentez.... Voyons donc ce que vous me conseillez...
A A toutt'